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    1) premier système trouvé : le jarvick 7

  L'année 1882 marque le jour d'une étape importante dans l'avancée de la recherche du cœur artificiel. En effet c'est cette année qu'a lieu la première implantation d'un tout nouveau système d'appareil : « le jarvick 7 », a Salt Lake city.

  Le jarvick 7 est un cœur artificiel interne, qui n'a pas pour objectif de remplacer le cœur naturel mais au contraire de lui porter assistance. En effet, ces substituts ventriculaires sont implantés dans la cage thoracique et branchés sur les oreillettes du cœur naturel.

    Composition

- deux ventricules pneumatiques intra-thoraciques
- deux lignes d'activation transthoraciques
- un générateur d'air comprimé externe
- une console

    Fonctionnement

  Les deux ventricules sont connectés au générateur d'air comprimé grâce aux deux lignes d'activation. Afin que le jarvick puisse s'adapter au thorax du patient, il a était créé deux modèles de contenance différente : un de 70 cm3, et l'autre de 100 cm3.

  Chaque ventricule comporte deux réservoirs : l'un rempli d'air et l'autre de sang, ils sont séparés par un diaphragme en polyuréthane. Le réservoir sanguin est muni de valves anti retour. L'air déplace la membrane à intervalles réguliers, chassant ainsi le sang vers l'artère pulmonaire ou vers l'aorte selon le ventricule.

  Deux collerettes auriculaires souples relient les ventricules au massif cardiaque et, deux tubes en dacron relient le cœur artificiel aux artères.

  Une source d'air comprimée de 3,5 à 7 bar alimente une console pneumatique qui elle-même alimente en énergie les ventricules. En effet le rythme des pressions et des dépressions varient grâce à un régulateur de fréquence, les débits cardiaques et systoliques ainsi que le stockage des différentes informations sont eux assurés par un micro-ordinateur qui est relié à la console.


    Inconvénients

- Le patient relié à la console et donc à l'ordinateur se restreint à une certaine mobilité : celle-ci étant de rester près des appareils, c'est-à-dire, à l'hôpital.

- Les lignes d'activations transthoraciques comportent un risque d'infection important.

- L'encombrement important des ventricules comprime les poumons et les oreillettes provoquant chez le patient des troubles de sa respiration et de sa circulation sanguine.


A cette époque le jarvick 7 apparaît comme un appareil révolutionnaire cependant ses tests sur les humains n'étant pas concluants, l'utilisation de se type d'appareil est aujourd'hui interdite.

     2) L'approche vers un coeur artificiel    

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  Le chercheur Jarvick d'où le nom de son appareil, n'a pas était le seul inventeur d'un cœur artificiel. En effet, le chirurgien français Lapeyre dépose après 20 ans de recherche un brevet de cœur artificiel en 1979. Son prototype contrairement à celui de Jarvick possède une structure spatiale nettement plus proche de celle d'un cœur naturel.

  Afin de mener son projet à bien, Lapeyre collabore avec l'aérospatial, et il met au point un cœur artificiel de haute technologie avec un design occupant 40 % seulement de la taille du jarvick.


    Composition

                                                                                                - Polyuréthane

                                                                                                - Carbone

                                                                                                - Métal

  Pour que la structure de son cœur artificiel se rapproche au mieux de celle d'un cœur naturel, Lapeyre tient compte des spécifications anatomique, géométrique et de la régulation de l'effort. En effet, les besoins pour la circulation sanguine ne sont pas les mêmes quand l'individu est au repos que lorsqu' il exerce une activité physique. Le cœur artificiel doit être adapté à ces conditions d'utilisations.

  A l'identique d'un cœur naturel, ce cœur artificiel est une pompe à membrane avec des ventricules droits et gauches. Ces deux ventricules sont inclus dans une seule coque qui reproduit l'anatomie fonctionnelle d'un cœur naturel. Lapeyre, pour réduire au maximum la taille de son cœur artificiel, différencie par leur taille les ventricules droit et gauche, n'ayant pas la même intensité d'activité. La membrane droite travaille ainsi en élongation et la membrane gauche en déformation.


    Fonctionnement

  La source d'énergie du cœur de Lapeyre tout comme celle de celui de Jarvick, est un système pneumatique externe. C'est-à-dire, que l'énergie qui actionne le cœur et la pompe provient d'une console située à l'extérieur du corps. L'utilisation de ce cœur implique l'existence d'un tuyau d'air comprimé traversant la cage thoracique de l'individu tout comme le Jarvick.


    Atouts

    Contrairement au Jarvick 7, le cœur artificiel de Lapeyre n'a pas pour objectif d'assister et d'aider le cœur naturel défectueux mais au contraire de le remplacer.
De plus, ce nouvel appareil permet à l'individu porteur de se déplacer puisque la console comprenant les régulateurs est accrochée à sa ceinture.

  Ce cœur est une réelle approche du cœur artificiel puisqu'il comporte les caractéristiques anatomique et géométrique d'un cœur naturel, d'où l'intérêt d'un cœur artificiel (c'est-à-dire, présenter les mêmes compétences et caractéristique d'un cœur naturel).